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Rosemila Petit-Frère : Condamnée à mourir sans avoir été jugée

L’ancienne mairesse de la commune de l’Arcahaie, Rosemila Petit-Frère a passé une nuit dans le coma, le mardi 11 novembre 2025, selon un responsable d’organisation de Droits humains qui s’est confié à Radiographie sous le couvert de l’anonymat.

Contacté dans la matinée du mercredi 12 novembre, l’avocat de l’ancienne édile de l’Arcahaie, Jean Riboul Casimir confirme ces faits et révèle que Rosemila Petit Frère, déjà très malade, a vu la détérioration de son état de santé, depuis son arrestation en République Dominicaine et son transfert aux autorités haïtiennes, le 13 août 2025.

Selon l’homme de loi, atteinte d’une tumeur à la tête, sa cliente avait déjà subit quatre interventions bien avant son arrestation et nécessite une mise en liberté provisoire pour pouvoir continuer à suivre son traitement dans un hôpital spécialisé à l’étranger.

« Il y a même des greffes d’os dans sa tête et sa situation risque d’être aggravée si rien n’est fait », rappelle l’avocat qui déplore le mutisme des autorités judiciaires et politiques du pays, dans ce dossier.
« Les médecins haïtiens sont unanimes à reconnaître l’urgente nécessité que Rosemila Petit-Frère soit prise en charge par un hôpital spécialisé à l’étranger, mais les autorités haïtiennes la maintiennent en prison », se désole Me Jean Riboul Casimir qui appelle à une mise en liberté provisoire.

Arrêtée en République Dominicaine e possession d’une somme évaluée à 10 000 dollars américains, Rosemila Petit Frère a été transférée aux autorités haïtiennes qui l’accusent d’avoir eu des relations, confirmées par des relevés téléphoniques, avec des gangs armés qui sèment la terreur dans la pays.

Figure emblématique de l’oposition à Jovenel Moïse, Rosemila Petit-Frère avait joué un rôle décisif dans le phénomène du « peyi lòk » ayant fortement contribué à affaiblir l’économie du pays, notamment celle des plus pauvres comme les paysans.