Dans une lettre ouverte à l’intention du Conseil présidentiel de transition, en date du 16 janvier 2026 et signée par Jean Hénold Buteau, Cius Delson, Francisco Alcide et Yves A. Joseph, l’Assemblée des signataires de l’Accord de Montana croit tenir le coupable de l’échec de la transition en indexant le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé qui, à quelques jours de la fin de cette page de la transition, est présenté comme un « incompétent, un corrupteur, un comploteur » entre autres.
Seulement à quelques jours de l’échéance du 7 février 2026, l’Assemblée des signataires de l’Accord de Montana « interpelle publiquement » le CPT sur « l’échec des mécanismes actuels de gouvernance transitoire, l’absence de consensus politique à quelques jours de l’échéance du 7 février 2026, ainsi que la profonde méfiance de la population à l’égard des autorités en place compromettent toute perspective de stabilisation durable du pays ».
Selon ce groupe qui semble arriver trop tard dans un monde trop vieux, « Dans ce contexte critique, il devient urgent d’opérer des changements majeurs dans le processus transitionnel afin de rétablir la crédibilité de l’État, de relancer le dialogue national et de répondre aux attentes légitimes du peuple haïtien ».
Pour l’Assemblée des signataires de l’Accord de Montana, la brebis galeuse n’est autre que le chef du gouvernement Alix Didier Fils Aimé dont la gestion suscite une « profonde inquiétude ».
Pour justifier sa position, l’Assemblée des Signataires de l’Accord Montana met en avant les « dérives suivantes » :
1. Incompétence et corruption systémique
« Le Premier ministre a fait preuve d’une incapacité manifeste à gouverner et s’est, par ailleurs, illustré par des pratiques favorisant la corruption et l’impunité. Des détournements présumés de fonds publics et des décaissements injustifiés au profit de son entourage ont gravement affaibli les finances de l’État, dégradé les services publics, et privé la population de ressources essentielles ».
2. Insubordination à l’autorité de l’État
« Le Premier ministre a, à plusieurs reprises, refusé de se conformer aux directives et orientations émanant des instances supérieures de l’État, compromettant ainsi l’unité de commandement et le principe de collégialité indispensables au bon fonctionnement de la gouvernance durant la période
de transition ».
3. Relations non autorisées avec des puissances étrangères
« Le Premier ministre aurait entretenu, sans mandat clair ni cadre institutionnel approprié, des relations opaques avec des représentants diplomatiques accrédités en Haïti. De tels agissements, en violation des procédures diplomatiques établies, portent atteinte à la souveraineté nationale et affaiblissent la crédibilité et l’indépendance d’Haïti sur la scène internationale ».
Suite à ces accusations, l’Assemblée des Signataires de l’Accord Montana, appelle le CPT à renvoyer le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé, Convoquer une assise nationale inclusive et définir un calendrier de négociation consensuel.
À défaut d’actions concrètes et rapides, ce groupe qui a désigné Fritz Alphonse Jean au CPT, prévoie que la transition risque de perdre définitivement sa légitimité, au détriment du peuple haïtien et de l’avenir démocratique du pays.
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