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Haïti-Crise: Le Conseil National de la Jeunesse Chrétienne d’Haïti condamne les ingérences internationales et appelle à un dialogue strictement haïtien

Le Conseil National de la Jeunesse Chrétienne d’Haïti (CONJH) a dénoncé, le mardi 27 janvier 2026, une série d’ingérences internationales qu’il juge contraires au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à la continuité institutionnelle de l’État haïtien. Dans un communiqué officiel, l’organisation appelle à la poursuite du dialogue inter-haïtien engagé sous la supervision du Conseil présidentiel de Transition (CPT), tout en réaffirmant l’importance du respect du suffrage souverain du peuple.

En effet, le CONJH salue la mise en place du Dialogue inter-haïtien, destiné à rassembler les différentes forces politiques afin de dégager une issue haïtienne à la crise. Selon l’organisation, cet espace d’échanges représente «une étape utile et nécessaire» pour favoriser une transition ordonnée, responsable et apaisée.

Au terme des consultations menées, la majorité des partis ayant pris part au processus ont réclamé la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. La résolution adoptée par les cinq Conseillers-Présidents du CPT s’inscrit, selon le CONJH, dans une démarche de « responsabilité institutionnelle » fondée sur l’écoute et la concertation.

Si le CONJH réaffirme que la solidarité internationale reste «indispensable», notamment dans le cadre du renforcement des capacités de la Police nationale d’Haïti et de la lutte contre les gangs armés, il insiste toutefois sur la nécessité de préserver le principe fondamental du respect des choix souverains de l’État haïtien. L’organisation estime que ce soutien ne doit jamais prendre la forme de contraintes ou d’injonctions extérieures.

Le communiqué critique ouvertement certaines prises de position internationales apparues depuis la nomination d’un nouveau Premier ministre par le CPT. Ces réactions sont décrites comme des «pressions politiques» en contradiction avec la Charte de Vienne régissant les relations entre États souverains.

Le CONJH exprime à ce titre son «soutien plein et entier» au groupe majoritaire du Conseil présidentiel, ainsi qu’aux Conseillers-Présidents explicitement ciblés par les États-Unis, notamment Fritz Alphonse Jean, Dr Louis Gérald Gilles et Edgard Leblanc Fils.

L’organisation souligne également que l’année 2026 constitue une échéance électorale majeure. Elle met en garde contre toute forme de posture extérieure « prescriptive, sélective ou intrusive » susceptible de porter atteinte à la crédibilité du processus électoral, à la confiance populaire et au droit du peuple haïtien à l’autodétermination.

Le CONJH rejette toute perspective d’arbitrage extérieur dans la préparation ou la tenue des scrutins, et affirme que la légitimité du vote repose exclusivement sur « le respect intégral du suffrage souverain du peuple haïtien », appelé à s’exprimer librement et sans conditionnalité.

En fin, le Conseil invite les forces politiques nationales à faire preuve de responsabilité et de retenue, et demande aux partenaires internationaux d’opter pour une démarche d’accompagnement « respectueuse et constructive ».

«Il s’agit de préserver un principe fondamental : le droit du peuple haïtien à décider librement de son avenir dans un cadre démocratique reconnu, crédible et souverain», martèle l’organisation.

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