Haiti alix didier fils aime

Des organisations de défense des droits humains appellent le Premier ministre à initier un dialogue pouvant conduire à la mise en place d’un exécutif bicéphale dans le pays

Dans une note conjointe en date du vendredi 13 février 2026, à l’attention du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, des organisations de défense des droits humains, ont exprimé leur position « ferme et responsable face à la situation nationale actuelle ».

Selon ces organisations, la crise multidimensionnelle que traverse le pays, marquée par l’insécurité persistante, l’érosion des institutions démocratiques, la paralysie économique et la souffrance croissante des populations impose des réponses politiques courageuses, inclusives et responsables.

En ce sens, elles rappellent au Chef du Gouvernement, qu’aucune solution durable ne saurait émerger en dehors d’un accord politique large, transparent et consensuel, réunissant les principales forces vives de la nation.

De ce fait, ces structures de la société civile, lancent un appel à la mise en place d’une gouvernance bicéphale, dotée d’un mandat clair, précis et limité dans le temps avec des objectifs réalistes et mesurables á travers un mécanisme de recevabilité, de contrôle et de suivi indépendant.

Selon les signataires de la note, le mandat devra impérativement se concentrer sur trois priorités fondamentales : le rétablissement effectif de la sécurité publique, condition préalable à toute stabilité nationale, le retour rapide et ordonné à l’ordre constitutionnel, à travers un processus électoral crédible, inclusif et transparent et l’apaisement économique et social, notamment par des mesures d’urgence visant à soulager les populations les plus vulnérables et à restaurer la confiance des acteurs économiques.

Ces organisations rappellent que toute tentative de prolongation indéfinie du statu quo, toute démarche unilatérale ou toute gouvernance dépourvue de légitimité politique élargie risquerait d’aggraver la crise, de fragiliser davantage les institutions et d’accroître les tensions sociales, soulignant que le secteur des droits humains demeurera vigilant quant au respect des libertés fondamentales ; du droit à la participation politique ; des principes de transparence et de bonne gouvernance ; et de la protection des défenseurs des droits humains.

Les signataires de la note rappellent qu’ils sont disponibles à contribuer à toute initiative sérieuse visant un consensus national. « Toutefois, nous ne saurions cautionner un processus qui ignorerait les exigences de légitimité, de clarté institutionnelle et de responsabilité démocratique » conclut la note.
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