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Réunir, éveiller, engager : la Génération de la Rupture et du Réveil lance son appel à la jeunesse haïtienne

À l’occasion du 12 août 2026, Journée internationale de la jeunesse, la Génération de la Rupture et du Réveil (GRR) a décidé de se présenter au pays, depuis l’amphithéâtre de l’Hôtel Villa Cana, sous le leadership de l’ancien Secrétaire d’État à la Communication, Bendgy Tilias. Plus d’un millier de jeunes ont répondu présent.

Le choix de la date dit déjà l’essentiel : Ce rassemblement n’était pas une cérémonie, c’était un appel.
Réunir : sortir de l’éparpillement
Le premier objectif que se donne la GRR tient en un mot : rassembler. La jeunesse haïtienne ne manque ni d’idées ni d’énergie, elle manque de lieux où se retrouver. Étudiants, jeunes professionnels, membres d’associations de quartier, artistes, entrepreneurs : chacun avance de son côté, souvent avec les mêmes préoccupations, rarement avec les mêmes moyens.

En réunissant plus de mille jeunes dans une même salle, les organisateurs ont voulu démontrer une évidence trop souvent oubliée : ce qui est difficile seul devient possible ensemble. Le rassemblement de Cap-Haïtien se voulait ainsi un point de convergence, au-delà des appartenances, des origines sociales et des parcours.
Éveiller : prendre conscience d’un rôle
Le deuxième axe est celui de la prise de conscience. Trop de jeunes, constatent les initiateurs du mouvement, se perçoivent comme des spectateurs de la vie nationale — des personnes à qui l’on parle plutôt que des personnes qui décident.
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Or la jeunesse constitue la majorité de la population haïtienne. Cette réalité démographique n’a de sens que si elle se traduit en participation réelle : dans les débats publics, dans les initiatives communautaires, dans les décisions qui engagent l’avenir du pays. Le message porté ce 12 août est clair — la jeunesse n’est pas l’avenir d’Haïti, elle en est déjà le présent.
Créer un espace : dialogue, mobilisation, engagement
Le troisième objectif est peut-être le plus exigeant : installer un cadre durable. Un espace où l’on peut discuter sans s’affronter, s’organiser sans se diviser, et passer de la parole à l’action.

Dialogue, d’abord, parce qu’aucune transformation ne naît du silence. Mobilisation, ensuite, parce que les idées sans organisation restent des intentions. Engagement, enfin, parce que rien ne remplace la décision personnelle de chacun de prendre sa part.

C’est autour de ce triptyque que la GRR entend construire son travail dans les mois à venir, à Cap-Haïtien comme ailleurs dans le pays.

Un appel, plus qu’un lancement
Au fond, ce 12 août n’était pas seulement le lancement d’un mouvement. C’était une invitation adressée à toute une génération : celle de rompre avec la résignation et de se réveiller à sa propre responsabilité.

La Génération de la Rupture et du Réveil pose ainsi une question simple à la jeunesse haïtienne : si ce n’est pas nous, qui ? Et si ce n’est pas maintenant, quand ?
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