Dans la stratégie de communication dans la lutte contre les gangs armés, les autorités policières se sont jetées dans un insolite courant tendant à minimiser les actions des gangs armés contre les infrasttuctures et les matériels de l’institution.
Suite à la publication, sur les réseaux sociaux, de vidéos montrant des membres de gang en train de démolir le Commissariat de Police de Cabaret, la Police Nationale d’Haïti, a eu une réaction plutôt vague.
Dans une note en date du mardi 13 août, ont peut lire : « La PNH tient à informer la population en général que le bâtiment du Commissariat de Cabaret, qui est en train d’être démolis aujourd’hui par des bandits, était sous le contrôle des gangs armés depuis plus de 5 mois contrairement aux informations circulant sur les réseaux sociaux faisant croire que les malfrats ont récemment occupé l’espace dudit Commissariat lors des affrontements avec les forces de l’ordre ».
Ainsi, dans leur mutisme face aux assauts répétés des gangs armés, les autorités policières à écrit l’histoire de leur propre défaite, « non occupé par des policiers, le Commissariat de Cabaret avait été déjà attaqué puis récemment incendié partiellement par des gangs armés ».
Par cette information, les autorités policièes se sont contentées de rappeler que le Commissariat de Police de Cabaret passait déjà aux mains des gangs armés bien avant l’arrivée de Normil Rameau à la tête de l’institution, comme si l’égo d’un homme valait beaucoup plus que le symbolisme d’un Commissariat pour une Police.
Avec de tels arguments tendant à protéger l’image du Directeur général de la PNH au détriment de l’image de l’institution, la Police n’a annoncé aucune mesure visant à reprendre le contrôle du Commissariat de Cabaret, en dépit de l’humilliation et l’arrongance des memnbres du gang.
À la fin du mois de juillet, la Police nationale avait déjà montré son mépris pour ses propres symboles, lors de l’incendie d’un véhicule blindé de l’institution par des bandits à Ganthier.
Lors, au lieu d’annoncer la récupération du matériel, l’institution s’était contentée de souligner que le véhicule incendié était en panne.
Rien n’a été dit sur le fait que le chef du gang 400 mawozo avait osé se faire prendre en vidéo portant une casquette de l’institution policière.
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