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Ariel Henry a parlé

Le Premier ministre Ariel Henry s’est adressé à la Nation haïtienne dans la nuit du mercredi 5 octobre 2022.

À la tête d’un pays qui patine dans une crise socio-économique et politique, celui qui devient le seul maître à bord depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse, a tenté de sensibiliser le peuple sur la nécessité « d’ouvrir grandement les yeux » afin d’identifier ses « ennemis ».

Pour Ariel Henry qui vient de mettre le feu au poudre en supprimant la subvention des produits pétroliers, les ennemis du peuple sont les politiciens assoiffés de pouvoir, les hommes d’affaires corrompus et les gangs armés qui se joignent pour le plus grand malheur du pays.

« Pensez-vous que les gangs armés qui imposent un blocus empêchant la distribution du carburant, travaillent vraiment dans l’intérêt du peuple ? Est-ce dans votre intérêt que des barricades sont érigées sur la voie publique vous empêchant de vaquer à vos activités ? Est-ce dans votre intérêt qu’ils empêchent à vos enfants de reprendre le chemin de l’école ? », se questionne le Premier ministre qui rappelle que le comportement « criminel » de ces gens-là est à la base d’une crise humanitaire en Haïti.

Avec cette lecture de la situation du pays, Ariel Henry tient ferme sur sa position à proppos des prix du carburant qu’il se garde de ne pas citer.  » Il n’est pas question pour l’État haïtien de continuer à utiliser toutes les recettes de la douane pour subventionner un seul produit au profit des plus riches ».

Cependant, malgré l’identification des ennemis du peuple, Ariel Henry n’annonce aucune mesure visant à freiner les actions conjointes des « mauvais politiciens, mauvais hommes d’affaires et gangs armés » qui gangrènent la vie des Haïtiens.

Pour solutionner le problème, Ariel Henry se tourne vers la « communauté internationale » qu’il appelle au « secours » dans le but de combattre la « crise humanitaire » que les mouvements déclenchés par sa décision riquent de créer en Haïti.

« Nous avons besoin de tous les soutiens nécessaires pour éviter une hécatombe », a lancé Ariel Henry qui rêve de la reprise d’une vie normale dans le pays, avec l’appui des pays qui se disent « amis d’Haïti ».

Samuel Celiné