Dans une correspondance en date du vendredi 24 janvier 2025, le Directoire du parti politique BOUCLIER, appelle le président du Conseil de transition, Leslie Voltaire, pour dénoncer les circonstances ayant conduit à l’arrestation et les traitements infligés à l’ancien député de Petite-Rivière de l’Artibonite à la Direction Centrale de la Police Judiciaire ( DCPJ).
Selon le parti que dirigeait l’ancien député du peuple, « Prophane VICTOR, a été arrêté par les agents des unités spécialisées de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), accompagnés du Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), et vingt-quatre (24) autres personnes qui participaient à une fête en son domicile, de manière illégale et arbitraire sans être muni d’un mandat à cet effet conformément à la loi et à la Constitution en dépit du fait qu’il avait exigé péremptoirement la présence de son avocat. Laquelle demande lui avait été refusée catégoriquement ».
Le parti dénonce aussi, dans sa lettre, le fait que des agents des unités spécialisées de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) en lieu et place d’une perquisition, aient vandalisé la demeure en emportant « de manière frauduleuse » des objet de valeur car après plus de treize (13) jours calendaires, la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) n’est pas en mesure de délivrer à l’intéressé ou à ses avocats le procès-verbal avec inventaire de tous les biens et objets que les agents ont emporté.
Outre des faits liés à l’arrestation, le parti Bouclier s’insurge aussi contre les traitements subis par l’ancien député à la DCPJ. « Le citoyen Prophane VICTOR, a déclaré à ses avocats et ceci en présence des enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) qui l’interrogeaient, tandis qu’il est placé garde à vu, a passé la nuit du dimanche 12 au lundi 13 janvier 2025 assis sur une chaise avec ses deux mains et deux pieds menottés, sans avoir le droit d’aller aux toilettes tandis qu’il est diabétique. Il a du faire pipi sur lui pour ne pas voir l’éclatement de sa vessie. Au moment où vous adressons la présente, il est encore menotté dans sa cellule à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) sans avoir le droit de discuter en toute intimité avec ses avocats », a écrit Bouclier.
Pour le Directoire du parti politique BOUCLIER, Victor Prophane est victime « de la torture, de l’anarchie et de l’arbitraire par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) sur instruction du Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH) » et interpelle le président du CPT sur de tels faits qu’il qualifie « d’actes de torture, de vandalisme, et de violation systématique de Droits de l’Hommes, faits condamnés et réprimés par la constitution haïtienne et les instruments juridiques internationaux en matière de protection de Droits de l’homme ».
En conclusion, Bouclier appelle le président du CPT, à passer des « instructions toute affaire cessante afin de faire arrêter les actes de torture et de violation systématique de Droits de l’Homme dont le citoyen Prophane VICTOR est en train de subir à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) »
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