La guerre au Moyen-Orient, caractérisée notamment par la fermeture du détroit d’Ormuz, a de graves conséquences sur les prix des produits pétroliers à travers le monde.
Au 32e jour de cette guerre, déclenchée par les États-Unis et son allié Israël, le gouvernement haïtien peine encore à trouver la bonne formule pour annoncer sa décision d’augmenter les prix à la pompe, en dépit de l’évidence.
Contrairement aux pouvoirs antérieurs, le gouvernement en place cherche à tout prix à éviter de provoquer une crise dans le pays, avec l’annonce de cette augmentation.
La création du Conseil Consultatif, le repport d’une conférence de presse annoncée, ce mardi 31 mars, par le Ministère de l’Économie et des Finances, la fuite dans la presse de certains nouveaux prix, tout laisse présager que le pouvoir d’Alix Didier Fils-Aimé cherche à la fois : une justification, un momentum et surtout, des ballons d’essais pour sa décision.
Un excès de prudence pour ne pas réveiller les vieux démons d’un peuple meurtri. Ce, en dépit de la réalité mondiale.
Le gros du problème aujourd’hui, réside dans la réalité du « Chat échaudé, craint l’eau froide », puisque les gouvernements haïtiens n’ont jamais pensé à baisser les prix à la pompe sur le marché local quand le prix du pétrole chute sur la marché international.
Dans cette logique, le gouvernement haïtien tient à ménager la chèvre et le chou entre la réalité nationale marquée par le risque de mettre le feu au poudre et celle de l’internationale caractérisée sur une hausse des prix du pétrole.
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