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Protesters gather on February 7, 2021 in Port-au-Prince , Haiti to demand the resignation of president Jovenel Moïse, who seeks to extend his term of office until February 2022, which according to the constitution ends this February 7. - Haitian authorities said Sunday they had foiled an attempt to murder President Jovenel Moise and overthrow the government, as a dispute rages over when his term ends. The plot was an "attempted coup d'etat," according to justice minister Rockefeller Vincent, with authorities saying at least 23 people have been arrested, including a top judge and an official from the national police. (Photo by Valerie Baeriswyl / AFP)

Des acteurs des secteurs politiques, économiques et sociaux appellent à la mise en place d’un exécutif bicéphale pour éviter d’enfoncer le pays dans la crise après le 7 février

Dans une note conjointe en date du vendredi 23 janvier 2026, des acteurs politiques, économiques et sociaux représentés par, des partis politiques ayant une tradition de participation aux élections et une expérience de gestion de la chose Publique, des partis politiques émergents ayant participé aux pourparlers antérieurs, bénéficiant à travers leurs dirigeants d’une expérience de la gestion de l’Etat et favorables aux élections, des regroupements politiques, parties prenantes du consensus construit lors des ateliers de réflexion organisés du 22 au 29 octobre 2025, des Chambres de Commerce Régionales et l’Initiative du Secteur Syndical Haïtien (ISSH) regroupant les syndicats de Santé, de l’Education, Transports, Sous-traitance, Travailleurs agricoles et le Secteur informel, se disent préoccupés par les luttes de pouvoir entre les deux branches de l’Exécutif à l’approche de la date butoir du 7 février 2026.

Interpellés par la multiplicité de propositions de sortie de crise et l’émiettement du paysage socio-politique en factions faussement concurrentes, et se disant « conscients de la nécessité de mobiliser les forces vives du pays dans la recherche d’une solution durable à la crise actuelle par le renouvellement du personnel politique à travers des élections transparentes », ces acteurs qui réaffirment leur attachement aux actes d’Autorité Publique consignés dans les Décrets du 10 avril et du 23 mai 2024 fixant le terme du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) au 7 février 2026, rappellent « la nécessité de maintenir dans le pays un climat de stabilité pour encourager sur le terrain la dynamique de succès des forces nationales de sécurité contre les groupes armés et garantir l’organisation des élections ».

Ainsi, les signataires de cette note conjointe, croient nécessaire « d’étendre aux forces vives du pays la dynamique de concertation instaurée entre eux et qui vise à construire avant le 7 février 2026 un large consensus sur, un mécanisme de remplacement du CPT, la mise en place d’un exécutif bicéphale avec un Président Provisoire choisi suivant un mécanisme institutionnel, consensuel et un Cabinet Ministériel d’austérité dirigé par un Premier Ministre de consensus, la création d’un Conseil d’Arbitrage de 5-7 membres, chargé de gérer les conflits éventuels entre les deux branches de l’Exécutif et de veiller à la stricte application de la feuille de route du gouvernement et le renouvellement du personnel politique par des élections transparentes conformément au calendrier électoral en vigueur.

Pour y parvenir, ces acteurs recommandent, en cas de vacance présidentielle au terme du mandat du CPT le 7 février 2026, que le Conseil des Ministres exerce temporairement le pouvoir exécutif, en attendant formation d’un Cabinet Ministériel d’austérité par le nouveau Président et le Premier Ministre de consensus. Le Pouvoir Exécutif ainsi constitué prend toutes les dispositions pour appliquer la feuille de route du Gouvernement notamment restaurer la sécurité des vies et des biens et organiser les élections. Ce pouvoir Exécutif reste alors en fonction jusqu’à l’installation des nouveaux élus le 7 février 2027.