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Environnement: à Plaisance et Port-de-Paix, la jeunesse appelée à devenir actrice de la résilience climatique

Face à l’aggravation des effets des changements climatiques et à la dégradation progressive des ressources naturelles, la sensibilisation des jeunes apparaît comme l’un des leviers essentiels pour bâtir des communautés plus résilientes. C’est dans cette optique que le ministère de l’Environnement (MdE), Heifer International Haïti et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont marqué la Journée mondiale de l’environnement 2026 par une série d’activités éducatives et de restauration écologique dans le bassin versant des Trois-Rivières.

Organisées le 5 juin autour du thème mondial « Action climatique » et du thème national « Agir maintenant pour transformer l’avenir », les activités ont mobilisé plus de 600 élèves, des responsables d’établissements scolaires, des associations communautaires ainsi que des représentants des autorités locales dans les communes de Plaisance et de Port-de-Paix.

Au-delà du caractère symbolique de cette journée, les organisateurs ont voulu mettre l’accent sur les défis environnementaux auxquels sont confrontées les communautés du Nord et du Nord-Ouest. Les séances de sensibilisation ont abordé plusieurs problématiques liées à la gestion durable des ressources naturelles, à la préservation de la biodiversité, à la gestion des déchets, à la protection des bassins versants ainsi qu’aux conséquences des changements climatiques sur les moyens de subsistance des populations.
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À Port-de-Paix, les échanges ont particulièrement porté sur l’importance des mangroves dans l’équilibre des écosystèmes côtiers. Ces formations végétales jouent un rôle crucial dans la protection du littoral contre l’érosion, la conservation de la biodiversité et la réduction des impacts des phénomènes climatiques extrêmes qui affectent de plus en plus fréquemment les zones côtières haïtiennes.

La mobilisation s’est également traduite par des actions concrètes sur le terrain. Dans la forêt Caco à Mapou, quatrième section communale de Plaisance, plus d’une centaine de plantules d’acajou pays (Swietenia mahogany) ont été mises en terre. À Port-de-Paix, plusieurs dizaines de cocotiers (Cocos nucifera) ont été plantés dans l’aire protégée du Haut-Fourneau, située dans la sixième section communale.

Selon les responsables du projet, ces interventions visent non seulement à restaurer les écosystèmes dégradés, mais également à renforcer la capacité des communautés à faire face aux risques environnementaux. La restauration du couvert végétal contribue notamment à la protection des sols, à la réduction de l’érosion et à l’amélioration de la résilience écologique des territoires.

Présent à Plaisance lors de l’activité, Jodesty Charles, chef du projet Trois-Rivières, a insisté sur la nécessité de placer les jeunes au cœur des initiatives environnementales. Pour lui, la transition vers un développement plus durable passe inévitablement par une meilleure éducation environnementale et par l’implication active des communautés dans la gestion des ressources naturelles.
« Le projet Trois-Rivières entend renforcer l’éducation environnementale, promouvoir une citoyenneté écologique active et encourager des actions durables au service du climat, de la biodiversité et du bien-être des communautés », a-t-il déclaré.
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Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Amélioration de la résilience climatique dans la région de Trois-Rivières en Haïti grâce à la gestion intégrée des inondations », mis en œuvre conjointement par Heifer International Haïti, le ministère de l’Environnement et le PNUD. Financé par le Fonds vert pour le climat (GCF), Heifer International et le PNUD, ce projet vise à développer des solutions durables face aux défis climatiques tout en favorisant la participation des communautés à la protection de leur environnement.