Haïti crève : L’Amérique fait du surplace

Face à l’insécurité grandissante, le choléra et la crise humanitaire qui menacent la vie des citoyens haïtiens, le gouvernement qui jusque-là, jouait à l’autruche, se résout à regarder la réalité en face et à solliciter l’aide de l’international.

Depuis, les « pays amis d’Haïti » ne parviennent toujours pas à toucher la plaie du doigt.

Le mardi 18 octobre 2022, soit 1 jour après une décision reportée au Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la crise haïtienne, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a mis le dossier d’Haïti au centre des discutions qu’il a eues avec son Groupe d’Intervention en cas d’Incident.

Résultat ! Le Canada est prêt à travailler avec ses partenaires pour soutenir la stabilité et le développement durable en Haïti. Et pour se donner un échapatoire, le Canada a brandi l’expression mille fois répétée de « solution haïtienne à la crise », faisant référence aux habituels dialogues de sourds motivés par des intérêts mesquins, entre les acteurs politiques haïtiens.

Aux États-Unis, ce sont les sénateurs, Marco Rubio et Bob Menendez qui tenaient le devant de la scène sur le dossier d’Haïti ce mardi-là en proposant une loi visant à sanctionner les membres des gangs armés et ceux qui, faisant partie des élites économiques et politiques du pays, soutiennent les actions des bandits en Haïti.

Constatant le laxisme des « pays amis » qui peinent à répondre à l’appel de détresse du Premier ministre Ariel Henry, d’autres acteurs espèrent tirer profits de la situation de crise qui sévit en Haïti pour se hisser sur le plan de la diplomatie.

Après la République Dominicaine qui s’est fait remarquer sur la scène internationale en portant l’idée de la nécesdité d’une intervention de l’international sur le territoire haïtien, c’est au tour des Bahamas, par la voix de son ministre de la Sécurité nationale Waynr Munroe, de dévoiler, le mardi 18 octobre 2022, sa velleité de faire partie de la force internationale sollicitée par les autorités haïtiennes