Roulé par l’international, Ariel Henry se tourne vers l’armée qu’il avait négligé

Après plusieurs mois d’appel à une intervention militaire de la part de la communauté internationale, délaissé, le premier ministre Ariel Henry se tourne finalement vers les forces armées d’État d’Haïti (FAD’H) en quête de solution au problème de l’insécurité galopante qui gangrène le quotidien des Haïtiens.

En visite à la base du corps d’aviation de l’armée haïtienne à Clercine ce vendredi 17 mars, devant des membres de son gouvernement notamment les ministres de la défense, Dr Enold Joseph et la ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Emmelie Prophète, Ariel Henry a lancé un vibrant appel à l’engagement des militaires dans le rétablissement de l’ordre à côté de la Police nationale d’Haïti.

« L’heure est grave » se réveille enfin le Premier ministre, déclarant que les unités de la Police nationale ne sont pas suffisantes pour aborder les problèmes.

Ainsi, après les derniers gifles des Américains et des Canadien, la situation vire le gouvernement vers son armée embryonnaire et Ariel Henry est déjà prêt à l’utiliser comme sa dernière carte face au silence de ses amis de l’international.

« Nous devons compter sur notre propre force » déclare le PM, appelant le peuple haïtien à compter sur les forces de l’ordre afin d’assouvir leur soif de sécurité.

Le chef de la primature promet de donner les moyens nécessaires aux forces de sécurité pour servir la nouvelle priorité de la Nation, la sécurité.
Pour lui, la mobilisation de l’armée pour lutter à côté de la PNH, est le seul moyen pour mater les gangs armés qui sèment la terreur dans le pays et redonner espoir à la Nation haïtienne.

Le 18 novembre 2021, lors de la célébration de la bataille de Vertière, au Mussée du Panthéon National, le major Eddy Marcelin avait versé des larmes pour exprimer sa honte face à la situation d’insécurité qui sévit dans le pays.

Lors son appel visant à équiper l’armée d’Haïti de matériels pour combattre les gangs armés n’avait pas retenu l’attention des autorités en place voulant plaire à tout prix à l’international qui, fort souvent a des intérêts bien contraire à ceux du peuple haïtien.

Samuel Celiné