Les armes avec lesquelles combat l’Église Épiscopale d’Haïti sont plutôt Charnelles

La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), à travers un troisième rapport d’enquête publié le lundi 3 avril 2023, a enfoncé le couteau dans la plaie de l’Église Épiscopale d’Haïti qui se battait comme un diable dans un bénitier pour montrer patte blanche, en établissant finalement l’implication de cette Eglise dans le trafic illégal d’armes et de munitions en Haïti, par le biais du Révérend Père Frantz Cole.

Selon la DCPJ, les responsables de l’Église Épiscopale d’Haïti, depuis des années, importent des cargaisons d’armes et de munitions dans le pays, dans le but d’alimenter l’insécurité en faisant affaires a des gangs très puissants comme celui de Village de Dieu et de Vitelhomme Innocent.

Pour mieux mener leur magouille, les trafiquants sous des masques de bergers, ont utilisé un établissement scolaire à Port-au-Prince pour cacher armes et munitions avant de les distribuer en pleine nuit à des gangs armés.

Selon le rapport d’enquête de la DCPJ, le réseau de trafiquants d’armes de l’Église Épiscopale d’Haïti a des liens très serrés avec certains gangs comme celui de Vitelhomme Innocent qui, d’ailleurs est défendu par le même Avocat que le père Frantz Cole, incarcéré depuis la dernière saisie d’une cargaison d’armes et de munitions, au Caribbean Port, à Port-au-Prince, en juillet 2022.
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L’enquête de la police judiciaire a aussi précisé que le Père Frantz Cole et les autres membres dudit réseau ont utilisé plusieurs ports commerciaux du pays, tels que ceux de La Gonave et de Port-au-Prince, dépendamment de la destination des cargaisons.
Ce juteux commerce illicite, joint à la corruption a apporté gros au Révérend Père Frantz Cole qui possède plusieurs comptes bancaires que ce soit en Haïti ou encore à l’étranger, selon les enquêteurs.

Ainsi, l’homme d’Eglise qui a renoncé à lui-même, a, à son nom un compte bancaire d’un million de dollars américains a cote des biens immobiliers qu’il possède dans le pays.
Coté corruption, le Secrétaire Exécutif diocésain de l’EEH recevait mensuellement 300 mille gourdes du parlement haïtien, a indiqué le rapport d’enquête de la police judiciaire.

Samuel Celiné