Calme apparent dans la poudrière de Ouanaminthe

Calme apparent dans la poudrière de Ouanaminthe

La ville frontalière de Ouanaminthe a connu une journée relativement calme ce lundi 28 novembre 2022, 48 heures après la décision des autorités du pouvoir centrale d’ouvrir à nouveau le point frontalier entre Haïti et la République Dominicaine.

Contrairement à dimanche, la nuit de ce lundi s’annonce calme, après une journée de fonctionnement du marché de Dajabón en territoire dominicain, nous confie le journaliste Sylvestre Fils Dorcilus qui travaille à Ouanaminthe.

Cependant, sous ce calme gronde confusion, accusation et de mésentante sur la décision des autorités centrales et communales de réouvrir la barrière.

Pour les organisations de la société civile de Ouanaminthe, initiatrices de la fermeture, cette décision, est non seulement un gifle porté au patriotisme conjonturel des initiateurs du mouvement, mais aussi un geste démontrant le mépris des autorités du pays pour les milliers de migrants haïtiens maltraités en République Dominicaine.

Comme un animal blessé, ces organisations ont annoncé la mise en application prochaine d’un plan B, toujours dans la poursuite de leur rêve de faire payer à l’économie dominicaine les traitements infligés aux migrants haïtiens.

La tension est si palpable que la directrice départementle du Nord-Est de l’Envitonnement, Wideline Pierre qui rejoint une structure de la société civile, a choisi de démissionner de son poste, pour montrer son aversion face à la décision des autorités.

Fermée depuis le lundi 21 novembre dernier par des organisations de la société civile de Ounaminthe en signe de protestation aux traitements infligés par les autorités dominicaines, aux migrants haïtiens, la frontière a été réouverte le samedi 26 novembre alors que les autorités dominicaines s’adonnent encore à la maltraitance des migrants haïtiens, loin des conventions internationales en la matière.

Samuel Celiné
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