Nouvelle journée de tensions au point frontalier de Ouanaminthe

Le point frontalier entre Ouanaminthe, côté Haïtien et Dajabon, côté Dominicain, a connu une situation de tension, ce jeudi 24 novembre 2022.

Quelques jours, après la décision de certains citoyens haïtiens de fermer la frontière pour protester contre les mauvais traitements infligés aux migrants haïtiens en terre voisine, des commerçants haïtiens, se trouvant bloqués en République Dominicaine, ont tenté ce jeudi , de faire échec à cette initiative.

Selon des sources à Ouanaminthe, contactées par Radio graphie, des chauffeurs haïtiens, ne parvenant pas à livrer en Haïti, des marchandises qui pourrissent dans leurs camions, à cause de la fermeture de la frontière, ont essayé de passer en force.

Une décision qui a provoqué l’ire des citoyens haïtiens qui ont répondu en lançant des pierres et des tessons de bouteilles en direction de la frontière, leur contraignant à faire demi-tour.

Mardi dernier, des citoyens agissant sous le chapeau d’organisations de la société civile de Ouanaminthe, avaient décidé de fermer le point frontalier entre les deux pays pour protester contre les traitements et la déportation massive des migrants haïtiens de la République Dominicaine.

Outre des interventions incendiaires et racistes du maire de Dajabon, Santiago Riverón, protestant contre la décision des haïtiens, les autorités au niveau des pouvoirs centraux des deux pays, restent bouche bée sur la situation qui risque d’envenimer les relations entre les deux peuples partageant l’île d’Haïti.

Sous pression d’hommes d’affaires dominicains qui ne parviennent pas à écouler leurs produits en Haïti, ce maire qui avait qualifié les haïtiens de « peuple désorganisé », se voyait contraint, mercredi dernier, de fixer une rencontre avec les acteurs haïtiens pour négocier la réouverture de la frontière.

Cependant, le maire avait commis l’irréparable en se rendant à la rencontre avec une heure de retard.

Son attitude a provoqué l’échec des éventuels pourparlers puisque les haïtiens ont quitté l’espace de la rencontre dès son arrivée et conditionnent un nouvelle rencontre à des excuses publiques du maire Santiago Riverón.

Samuel Celiné