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Ariel Henry traverse des morts à Cité Soleil pour aller pleurnicher sur l’assassinat d’un Japonais

Le Premier ministre haïtien Ariel Henry était à l’ambassade du Japon à Port-au-Prince dans la matinée du mardi 12 juillet 2022.

Objectif, signé un registre de condoléances à la suite de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Japonais Shinzo Abe, la semaine dernière.

Dans des tweets publiés peu après son acte, le chef de l’exécutif bicéphale, s’est réjoui d’avoir pu, signer ce registre en présence du Chargé d’affaires a,i du Japon en Haïti, Yamada Shigechika.

Occasion pour le Premier ministre d’adresser au nom de son gouvernement et du peuple haïtien, ses condoléances à la famille de l’ancien Premier ministre et du peuple japonais qui, rappelle, Ariel Henry, est lié par une coopération très fructueuse avec Haïti.

Le Premier ministre a fait ce déplacement à un moment où la guerre entre gangs armés, met en otage des milliers de citoyens à Cité Soleil, le plus grand bidonville du pays.

Selon les autorités locales, il y aurait déjà une cinquantaine de morts et une centaine de blessés à Cité-Soleil, après 4 jours de guerre.

Mais tout celà ne suffit pas à mettre debout le Premier ministre qui reste bouche bée.

Une stratégie de la presbytie bien connue chez le médecin qui, au mois d’avril dernier lorsque la guerre entre les gangs armés Chen Mechan et 400 mawozo faisait des victime par centaine dans la plaine du Cul-de-Sac, avait préféré traverser l’Atlantique pour saluer la réélection d’Émmanuel Macron comme président de la République française.

La dernière sortie du chef de l’exécutif bicéphale sur la situation d’insécurité qui prévaut dans le pays, remonte au 7 juillet dernier, lors de la commémoration du premier anniversaire de l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse.

Lors, le Premier ministre qui jouait à l’autruche, avait démenti le fait que des bandits occupent le palais de Justice de Port-au-Prince depuis le vendredi 10 juin dernier, alors qu’il avait lui-même, abandonné le bureau de la primature au Bicentenaire depuis la mi-mai, pour échapper à l’insécurité imposée par les gangs armés.

Samuel Celiné