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Handicap et déplacement : Double fardeau pour des femmes vivant dans des camps à Port-au-Prince

Expulsées hors de chez elles par la violence des attaques des gangs armés, des femmes et des filles se retrouvent aujourd’hui contraintes de vivre, malgré leur handicap, dans des camps de déplacés des zones métropolitaines de Port-au-Prince. Là où, à l’évidence, les conditions de vie sont extrêmement difficiles.

Manque d’accès à l’eau potable et aux conditions sanitaires adaptées, exposées à l’ennui des cafards et autres bestioles, tels sont leurs témoignages, lors de la journée de sensibilisation organisée le vendredi 5 décembre 2025 par l’Initiative pour le développement des jeunes (IDEJEN) et le Réseau pour l’Égalité des Genres dans l’Action Humanitaire (REGAH).

Cette activité tenue sous le thème « Un regard sur les femmes vivant avec un handicap dans les sites de déplacés », réunissant une centaine de femmes handicapées déplacées, a permis aux femmes d’exprimer également leurs difficultés à avoir accès aux aides distribuées par des instances de soutien.

Alicianne Télus, malvoyante depuis 10 ans, décrit avec détresse sa situation où elle est livrée à elle-même, en compagnie de son enfant, qui n’est pas en mesure de subvenir à ses besoins.

 » J’ai des problèmes de vue, je n’ai pas d’argent pour me rendre à l’hôpital. Mes yeux sont presque exorbités…. Je suis obligée de passer mes journées assises », exprime Alicianne Télus, qui a dû abandonner sa maison à Carrefour-Feuilles pour se réfugier dans un site improvisé à Port-au-Prince.

Alicianne Télus, souhaite ainsi un accompagnement pour ses soins médicaux et l’amélioration de ses conditions de vie.

Marlyne Jean