20241021 171227

Les Forces de sécurité tiraillées entre les intérêts mesquins de Lesly Voltaire et de Garry Conille

Alors que les gangs armés unissent leurs forces au sein de la coalition de gangs dénommée Viv Ansanm, les « autorités » du pays peinent à comprendre l’ampleur de la situation et continuent à faire preuve d’un enfantillage frôlant la déraison.

Dans une même journée, le Premier ministre Garry Conille et le président du Conseil présidentiel de transition qui se comportent comme deux coqs dans une même basse-cour, ont tous deux, annoncé avoir rencontré, de manière séparée, les responsables des forces de sécurité du pays.

D’un côté, la présidence a annoncé que « le Président du Conseil Présidentiel de Transition, S.E.M. Leslie Voltaire, accompagné d’autres membres du Conseil Présidentiel de Transition a conduit, ce lundi 21 octobre 2024, une nouvelle rencontre de travail avec le commandant en chef des Forces Armées d’Haïti (FAd’H), le Lieutenant-Général Derby Guerrier, le Directeur général de la Police Nationale d’Haïti, M. Normil Rameau, et des hauts gradés de l’institution policière ».
Fb Img 1729545096544

À moins de 2 heures d’intervalle, la Primature avait rapporté ces propos de Garry Conille: « Aujourd’hui, j’ai convoqué en urgence une réunion de haut niveau avec les forces de sécurité nationale et les membres de mon gouvernement afin d’évaluer la situation préoccupante qui prévaut, en particulier à Port-au-Prince et dans la région de l’Artibonite. J’ai réaffirmé avec fermeté notre position : nous ne céderons aucunement des quartiers stratégiques comme Solino et d’autres zones récemment libérées. La sécurité de nos concitoyens est non négociable ».
Fb Img 1729545052405

Selon la présidence, « cette réunion stratégique avait pour objectif de réviser et de mettre à jour les dispositions déjà prises pour coordonner les efforts en vue de rétablir l’ordre sur l’ensemble du territoire ».
Tout comme celle de Lesly Voltaire qui cherchait à « évaluer la situation préoccupante qui prévaut à Port-au-Prince ainsi que dans plusieurs villes de province », la réunion de Garry Conille visait à discuter de la situation sécuritaire du pays.

« J’ai pris la décision d’ordonner le rappel immédiat de plusieurs centaines de policiers et soldats des unités d’élite actuellement affectés à la protection de VIPs, afin qu’ils soient redéployés là où la lutte pour la sécurité est la plus intense, dans les zones de combat ».

Des décisions bien disparates annoncées par des « autorités » trop concentrées sur des intérêts personnels pour comprendre le danger qui guette les citoyens haïtiens face à des bandits armés qui agissent comme un seul homme.