« Rentrée des classes progressive » au pays de « lekòl pa ka tann »

Dans un communiqué publié le dimanche 2 octobre 2022, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) dit prendre « note des différents appels émanant d’institutions éducatives et de différents secteurs de la population appelant à un climat sécuritaire et un meilleur cadre devant faciliter les déplacements des écoliers, des parents et des enseignants pour la rentrée des classes ».

Ainsi, le MENFP, qui dit reconnaitre que la première semaine du calendrier scolaire 2022-2023 démarrant le 3 octobre sera difficile pour la relance des activités scolaires dans plusieurs endroits du pays, n’a pas été gêné de parler d’une « rentrée scolaire progressive ».

En guise de promesse à des parents qui croupissent sous le poids de la crise du carburant, de l’insécurité et de la cherté de la vie, le MENFP a annoncé que « ce sujet a été porté à l’attention du Conseil du Gouvernement du 2 octobre 2022 » et que le gouvernement d’Ariel Henry s’est engagé à créer un cadre sécuritaire approprié et un dispositif adéquat afin de faciliter le déplacement dans le pays.

Et face à la faiblesse de l’État à garantir un climat sécuritaire dans le pays, le MENFP a appelé au respect du «droit à l’éducation de tous les enfants en toutes circonstances», conformément aux conventions internationales ratifiées par Haïti.