Rareté du carburant : Ariel Henry courtise les chauffeurs de taxis-motos pour casser la mobilisation

Rareté du carburant : Ariel Henry courtise les chauffeurs de taxis-motos pour casser la mobilisation

Selon un communiqué de la Primature, une rencontre s’est tenue le mardi 6 septembre 2022 entre le chef de l’exécutif monocéphale Ariel Henry et des représentants de différentes associations syndicales des chauffeurs de motos-taxis et des organisations communautaires de base.

Accompagné du ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales et de celui des Affaires sociales et du Travail, le Premier ministre, Ariel Henry, a discuté avec ses invités, de la crise du carburant, du marché noir et du commerce illicite qu’en font certains secteurs et, notamment, de la nécessité de l’ajustement du prix de ce produit à la pompe.

Dans sa volonté de rallier ce secteur à sa cause, le Premier ministre Ariel Henry a fait un état des lieux de la situation due à la rareté des produits pétroliers à la pompe, de la cherté de la vie et des difficultés confrontées par des parents dans le cadre de la rentrée des classes.

En peignant ainsi le tableau de la misère du peuple, le Chef du gouvernement déballe une série de promesses qu’il compte concrétiser « dans un très bref délai ».

Parmi les promesses du Premier ministre, on note, l’adoption d’une série de mesures visant à rendre disponible le carburant dans les stations-services, à mettre en œuvre un programme d’apaisement social au bénéfice des populations les plus vulnérables, à lutter contre l’extrême pauvreté et à favoriser une rentrée des classes dans les meilleures conditions possibles.

Outre des mesures un peu trop vagues, le Premier ministre Ariel Henry ne s’est fait pas prier pour offrir des avantages plutôt sectaires aux associations syndicales des chauffeurs de motos-taxis en les invitant : « à se regrouper davantage afin d’accéder à certains services sociaux de base, dont l’assurance santé ».

Après les promesses, le Chef du gouvernement dans la peau d’un courtisant, a finalement laissé apparaitre sa vraie intention : « lancé un appel au calme, notamment, aux chauffeurs de motos-taxis qui ne doivent surtout pas céder aux incitations à la violence, aux manipulations politiques qui sapent la stabilité et l’Etat de droit ».

Ainsi, Ariel Henry, comme René Préval l’avait fait avec les syndicats du transport en commun, espère casser la mobilisation, en portant les chauffeurs de taxis-motos, les fers de lance de la mobilisation contre la rareté du carburant, à prioriser leurs intérêts personnels au détriment du collectif.